Monde de Misaki (Le) par Yûji Iwahara - 2001
3 volumes (édition terminée) - Akata/Delcourt
3 volumes (édition terminée) - Kadokawa shoten
Sens de lecture japonais - 127x180 mm - 7,50€
Pas de planning
Couvertures japonaises Couvertures américaines Couvertures françaises

Donnez votre avis

La petite ville de Hohoro a comme particularité d'avoir un lac où se cacherait une mystérieuse créature. C'est au bord de ce lac que vivait le docteur Ôtori jusqu'à sa mort et c'est sa petite-fille, Misaki Makishima, jeune tokyoite, qui vient habiter la vieille maison avec son père. Ne croyant guère à ces histoires de monstre, elle se retrouve pourtant nez à nez avec une étonnante bestiole alors qu'elle se balade près du lac avec sa nouvelle amie, Sanae...

Le monde de Misaki est une série en 3 volumes de Yûji Iwahara, mangaka dont on a déjà pu lire Le roi des ronces chez Soleil Manga. C'est ici Akata/Delcourt qui nous propose de découvrir l'histoire de Misaki et Nio, mêlant vie quotidienne et fantastique.

Comme dans Le roi des ronces, la première chose qui frappe ici, c'est le trait d'Iwahara : tout en rondeur, délicat et détaillé, mais également très énergique, proposant une narration dynamique sachant restée tout à fait lisible. La mise en place du scénario est rapide et directe, nous immergeant d'office dans le quotidien de la jeune Misaki, découvrant son nouvel environnement quand elle revient habiter avec son père dans la maison de son arrière-grand-père, éminent paléontologue de la petite ville de Hohoro. D'un naturel ouvert et amical - ce n'est pas l'héroïne pour rien -, l'attachante jeune fille ne tarde pas à se faire une première amie avant de rencontrer l'étonnant Nio qui va alors l'embarquer dans une aventure inattendue où révélations et bouleversements vont se succéder sans temps mort.
Rajoutons là-dessus un enlèvement foireux, une rançon engloutie dans les profondeurs du lac de la ville, une arnaqueuse qui cache mal son jeu, une organisation secrète pas bien nette, une course à l'argent, un directeur de musée arrogant et avide, des voisins mystérieux, une héritière bien plus sympathique que ce qu'on pourrait croire... Cela donne un manga plutôt intéressant, rafraîchissant, présentant des personnages bien construits et très attachants, jamais nunuches, cruchouilles ou mielleux : ils sont en fait très actifs, n'attendant pas en se lamentant sur leur sort que les choses leur tombent tout cuits dans le bec mais se démenant au contraire pour avancer.
Le petit Nio est clairement atteint du syndrome du Chat Potté de Shrek, lui conférant une aura de mignonnite aigue rarement atteinte. C'est bien simple, je veux le même à Noël !

Les relations entre les différents personnages - nombreux mais suffisamment bien introduits au fur et à mesure pour qu'on s'y repère facilement - sont bourrées de tendresse et d'un humour qui fait vite mouche - mention spéciale à la brave notaire Aoi, louchant fortement vers le paternel de Misaki malgré le peu d'enthousiasme de cette dernière à l'idée d'avoir une belle-maman, aussi sympathique soit-elle, drôlissime dans ses techniques d'approche du futur lit conjugal.

Si le début commence dans la légèreté, le rythme s'accélère progressivement pour ne plus s'arrêter, les différents partis en présence prenant petit à petit leur place dans l'histoire, sans jamais aucune lourdeur, aucun énorme cliché agaçant. En fait, le seul vrai reproche que j'aurais à faire serait le même que pour Le roi des ronces, la fin un peu trop rapide même s'il n'y a là pas le même sentiment de frustration brouillonne puisque toutes les révélations sont faites et expliquées en temps et en heure sans qu'on n'en attende plus. On sent tout de même cette fin quelque peu précipitée, certains éléments mis en place passent un peu à la trappe vite fait et le tout aurait sans doute pu être développé sur quelques chapitres de plus histoire de tout explorer, surtout que certaines révélations ne rendent pas vraiment logique d'en rester là...

Le monde de Misaki s'avère en tout cas être une série très attachante avec beaucoup de charme, des personnages sympathiques qui donnent envie de mieux les connaître, une bonne dose d'humour ainsi qu'un appel au respect de la vie sous toutes ses formes, sans que ce message se veuille trop lourd ou moralisateur, au point qu'il aurait peut-être mérité un peu plus de développement.

Droits images et couvertures: © Yûji Iwahara 2002 - publié au Japon par Kadokawa Shoten Publishing Co., Ltd. Tokyo



Retour liste manga
Langage SMS, injures, allusions aux scans interdits. Merci également de développer un minimum votre avis.
Tout avis posté sera vérifié avant d'être validé et d'apparaître ci-dessus.
Nom: Email:
Votre avis général :
Aucun
Votre avis sur ce manga?
Afin de confirmer que vous êtes une vraie personne merci de recopier les lettres que vous voyez ci-dessous
Recopiez le code   
Retour liste manga