Jackals par Shinya Murata / Kim Byung-Jin - 2006
7 volumes (édition terminée) - Ki-oon
7 volumes (édition terminée) - Square-Enix
Sens de lecture japonais - 130x180 mm - 7,50€
Pas de planning
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Les Jackals... A Cicero City, c'est ainsi qu'on appelle les tueurs qui, pour quelques sous, se chargent des basses besognes des gangs de la ville, massacrant à tour de bras n'importe quelle cible, sans aucun scrupule, aucune morale. Parmi ceux-ci travaille Nichol, jeune jackal à l'arme déchiqueteuse, la redoutable Alligator, transformant ses scènes de meurtre en véritable boucherie. Mais celui-ci tient à sa liberté et refuse d'intégrer les gangs, que ce soit l'installé Gabriella ou le nouveau venu Tennouren, bien décidés à transformer la zone de Friedlich Town en cimetière.

En 2003, les lecteurs francophones pouvaient découvrir chez Tokebi Chonchu, un manhwa signé Kim Song-jae et Kim Byung-jin. Quinze volumes plus tard, les auteurs en terminaient et assuraient alors qu'ils reviendraient bientôt proposer la suite. En 2006, le dessinateur Kim Byung-jin s'associait avec un scénariste japonais, Shinya Murata, pour proposer une série en 7 volumes, Jackals, prépubliée dans le magazine Young Gangan de Square-Enix aux côtés d'autres titres comme Kurokami, Sumomomo, Momomo, Übel Blatt ou Jusqu'à ce que la mort nous sépare. Une série que Ki-oon a rapidement ajouté à son catalogue, déjà bien fourni en baston en tout genre.

Car les amateurs de combats, de zigouillage et de dégommage sont pleinement servis avec Jackals. Oh, pardon, vous avez fait tomber votre bras par terre... et vos tripes aussi... Hum, ce ne serait pas un peu de votre cervelle là ? Il faut dire que la série ne fait pas dans la demi-mesure : sang pour sang découpage, garantie sans trucage. C'est en effet à un véritable carnage que les deux auteurs nous invitent. Evidemment, quand on part sur un récit centré sur des tueurs sans foi ni loi comme les Jackals, oeuvrant pour le plus offrant des deux gangs sanguinaires qui régissent Friedlich Town, on ne s'attend pas à beaucoup de subtilité.
On peut même dire que les deux auteurs y vont très très fort dans les clichés, en les assumant totalement : le héros taciturne voulant juste être plus fort pour protéger ceux qu'il aime - et qui n'y arrive évidemment pas, le rival aussi balèse qui ressemble plus à un pote de castagne qu'à un véritable ennemi acharné, des méchants sadiques avec la langue qui pendouille et des yeux de tarés, des personnages qui prennent la pose dans leur pantalon en cuir moulant, torse nu, exhibant leurs abdos parfaits avec le regard qui tue de circonstance, les super techniques de la mort au nom-qui-fait-super-peur, les combats qui se multiplient à gogo au déroulement extrêmement classique - ils prennent même le temps de papoter en cours de route, d'expliquer leurs techniques, de commenter les coups de l'adversaire sans oublier les traditionnels "Mais quelle puissance incroyable" et autres "Quelle rapidité hallucinante" -, l'entraînement extrême à mi-manga pour que le héros balèse mais pas assez devienne une véritable machine à tuer sans égal (ou presque) et bien sûr, last but not least, l'incontournable potiche féminine juste là pour donner un prétexte aux castagnes alors qu'en fait, très sincèrement, tout le monde s'en tape, de cette grue... Car les relations entre les personnages sont résumées à leur plus strict minimum : ennemi farouche à éliminer ou ami qu'il faudra aussi sans doute éliminer, de toute façon, il ne faut pas se la jouer sentimental dans ce métier. Ca se trahit à tour de bras, ça échaffaude des plans totalement tordus, et mieux vaut ne s'attacher à personne puisque la bonne majorité des personnages a, on le devine aisément, de fortes chances d'y passer d'une manière ou d'une autre, salissante et dégoulinante de préférence.

Bref, on l'aura compris, Jackals ne brille ni par son originalité, ni par sa délicatesse et encore moins par son scénario ultra-recherché qui se résume à "Toi gentil ou méchant ? Oh puis je vais te découper de toute façon...". Et pourtant...
Et pourtant, on se prend rapidement au jeu pour peu qu'on accepte le parti pris ultra-basique et rageur du manga. Le dessin de Kim Byung-jin est parfaitement maîtrisé et dégage une bestialité, une puissance sauvage assez fascinantes, certaines doubles pages sont tout simplement jouissives dans les poses et les cadrages choisis, on sent presque les gouttes de sang nous gicler à la tronche, la narration est un modèle de lisibilité et de dynamisme, le trait est pointu et précis. C'est totalement régressif, ça ne traîne pas en longueur, ça dézingue pendant sept volumes sans temps mort, chaque chapitre doit sans doute avoir son quota de cadavres éparpillés aux quatre coins des pages.
Basique, brutal, bestial, étonnamment efficace.

Droits images et couvertures: © Shinya Murata, Kim Byung Jin 2008 - publié au Japon par Square Enix Co., Ltd.



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skizyk
21-08-2012
Moi aussi j'ai adoré ce manga basique, violent mais très accrocheur! Ca me détend de lire se genre de truc avec des types aussi dingues que costauds qui se foutent sur la tronche. En plus, c'est bien dessiné!

pitou
29-03-2010
   totu à fait d'accord avec l'efficacité de ce manga, juste un petit bémol pour dire que ceux, qui comme moi sont fan du travail de byung-Jin, risque d'être fortement déçu par le dernier volume... le dessinateur a complètement changé de façon d'encrer ces planches, on passe d'un trait gris clair avec beaucoup de nuances, à un travail tout en noir et beaucoup moins de finesse, juste dommage, cela m'a gaché le plaisir de ce dernier volume...

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