Abara par Tsutomu Nihei - 2006
2 volumes (édition terminée) - Glénat
2 volumes (édition terminée) - Shueisha
Sens de lecture japonais - 130x180 mm - 6,50€
Pas de planning
Couvertures japonaises Couvertures françaises

Donnez votre avis
Lire les autres avis

Un homme se présente dans une clinique, se plaignant de problèmes à la main. A peine la secrétaire lui a-t-elle répondu de prendre rendez-vous que l'homme se transforme et massacre tout le monde.
Une femme vient voir Denjô Itô dans son usine, elle a besoin de lui pour faire face au Shirogauna, le monstre blanc qui vient d'apparaître dans la ville. Seul Denjô peut y faire face car il est un Kurogauna, un monstre noir...

Blame !, première oeuvre de Tsutomu Nihei, avait fait beaucoup parler d'elle notamment lors de la sortie du dixième et dernier volume, car proposant une non-fin quelque peu frustrante pour les lecteurs. Qu'en est-il d'Abara, que l'ex-étudiant en architecture aura prépublié dans le magazine Ultra Jump de l'éditeur japonais Shueisha ?

Ce n'est en tout cas pas avec Abara que Nihei commencera à donner le fin mot de ses histoires. Nous voici de nouveau plongés dans un monde extrêmement noir, pessimiste et froid et, histoire de nous mettre tout de suite dans le bain, tout commence par un massacre. En effet, Abara ne sera finalement qu'une succession de combats de plus en plus monumentaux où Nihei semble se faire plaisir à dessiner ses habituels bâtiments imposants et sans vie et ses monstres mêlant chair et métal. Par contre, niveau scénario, il faudra se contenter du minimum syndical. Peu de dialogues, comme d'habitude, peu d'explications, utilisation abusive de termes japonais non traduits qui finissent par faire perdre le fil de la lecture. En fait, on ne comprend pas grand chose et à part deux groupes - les monstres blancs et les monstres noirs - qui se tapent sur la tronche toutes les trois pages, il ne se passe pratiquement rien.

Le dessin est certes maîtrisé mais assez statique - on a plus l'impression de voir des photos en rafale des combats qu'une réelle énergie en mouvement - et le tout est particulièrement fouillis : on ne sait souvent pas trop ce qu'on regarde, on se surprend à tourner le manga dans tous les sens en espérant y comprendre quelque chose... en finissant par tourner la page en se disant que la suite sera peut-être plus claire. Grave erreur... Car au final, le manga se termine de manière assez abrupte, sans explication, sans qu'on sache ni qui ni comment ni pourquoi...
Tout cela est donc particulièrement léger et souvent à la limite du lisible tant les pages sont surchargées. La noirceur des traits et des univers ne suffit pas à faire une histoire conséquente et la lecture finalement rapide des deux volumes ne laisse pas beaucoup de traces en mémoire.

A noter à la fin du volume 2 les deux chapitres de Digimortal, une nouvelle parue en 2004-2005 toujours dans le magazine Ultra Jump. Là encore, rien de vraiment original, le personnage principal rappelle d'office celui d'Abara, avec sa dose de castagne. Vite oubliable, là encore.

Droits images et couvertures: © Tsutomu Nihei - publié au Japon par Shueisha Inc., Tokyo



Retour liste manga


schiff
02-11-2007
   j'adore (mais je suis pas objectif j'adore nihei)(au depart j'avais mis les coeurs)
la fin est incomprehensible (une habitude?)
le dessin est plus detaille que blame! par contre c'tes plus le bronx que dans blame! d'ailleurs il faut souvent retourner le bouquin pour s'y retrouver.
les gauna se resemblent tous...
digimortal est bien aussi, moins brouillon les traits sont plus nets, on sent bien que c'est un one shot, c'est vite expedie

Langage SMS, injures, allusions aux scans interdits. Merci également de développer un minimum votre avis.
Tout avis posté sera vérifié avant d'être validé et d'apparaître ci-dessus.
Nom: Email:
Votre avis général :
Aucun
Votre avis sur ce manga?
Afin de confirmer que vous êtes une vraie personne merci de recopier les lettres que vous voyez ci-dessous
Recopiez le code   
Retour liste manga