Loup de Hinata (Le) par Misaki Saitoh - 2004
5 volumes (édition terminée) - Kami
5 volumes (édition terminée) - Gentôsha
Sens de lecture japonais - 130x180 mm - 6,95€
Pas de planning
Couvertures japonaises Couvertures françaises

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Eté 1863, Kyoto. Un homme est poursuivi après avoir tué un partisan de l'Empereur. Il est sauvé in extremis par une femme du quartier des plaisirs. Elle ne sait encore pas qu'elle a devant elle un homme appartenant au Shinsengumi, Hijikata Toshizô.

Le Loup de Hinata est un manga en 5 volumes de Misaki Saitoh (dessinatrice de Taimashin chez Taifu) paru chez l'éditeur japonais Gentôsha. C'est Kami qui se charge de sa version française.

Après Peace maker, voici un autre manga qui nous propose sa vision du Shinsengumi à la fin du 19ème siècle. Et même plus précisément les conditions de la création de cette milice armée fidèle au shogunat Tokugawa en février 1863, alors que le manga commence par une première scène se déroulant durant l'été 1863 avant de revenir quatre mois en arrière (à noter d'ailleurs l'erreur de traduction dès le début du manga, nous parlant de "l'an 3 de l'ère Bunkyû (1867)" pour ensuite nous parler de "l'an 3 de l'ère Bunkyû (1863)"...). Mais que les amateurs d'action rangent leur katana...
En effet, les combats ne tiennent qu'une toute petite place dans le manga (en tout cas, dans ses trois premiers volumes) ce qui n'est pas forcément une mauvaise chose d'ailleurs tant ils sont mal rendus. Le dessin est trop figé pour rendre le dynamisme de ces scènes qui n'apparaissent alors que peu intéressantes, sans énergie.
Le loup de Hinata est plutôt un manga bavard, s'appliquant à nous raconter ce qui a permis la création du Shinsengumi, le contexte très particulier de l'époque, comment de simples samouraïs se sont retrouvés à devoir prendre fait et cause pour l'Empereur ou le shogunat, en se frayant un chemin entre les trahisons, les manipulations et autres escarmouches. Le manga est donc plus politique et stratégique qu'actif. Ce qui en soi n'est pas un mal, amenant une approche différente du classique manga de samouraï où tout le monde se tape dessus.

Hélas, le résultat s'avère pas franchement prenant et même plutôt ennuyeux. En effet, il est particulièrement difficile à lire. Est-ce dû à la traduction (qui s'amuse tout de même à nous parler un coup de Serizawa puis de Serazawa, sans compter d'autres erreurs de nom, y compris dans celui de la mangaka, appelée tour à tour Saitoh, Saito et Saitô, sans compter l'erreur d'année déjà citée ci-dessus qui embrouille vraiment tout), au placement des bulles (et un lettrage parfois approximatif) ou au texte d'origine, toujours est-il que la lecture est plutôt laborieuse, on ne sait jamais qui parle. Vu qu'il y a énormément de personnages mis en scène en quelques pages (et qui ont une facheuse tendance à vite se ressembler tant ils manquent d'expression et de caractère un tant soit peu approfondi), on est très vite complètement largué et obligé de tout relire deux ou trois fois... Lourd...
De plus, les multiples dialogues s'avèrent parfois particulièrement barbants, les personnages s'interrogeant bien souvent sur comment payer leur beuverie et leur gueuleton. Aucun n'est franchement développé, aucun n'est le moins du monde attachant, ils n'ont aucune personnalité. Ca bavarde pour ne rien dire et il n'y a aucun rythme, la narration s'avérant d'ailleurs parfois franchement fouillis sans oublier un dessin assez inexpressif.
Bref, on s'ennuit ferme...

Droits images et couvertures: © Misaki Saitoh 2004 - publié au Japon par Gentôsha Comics Inc., Tokyo



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