Mélancolie de Sumiré (La) par Yuuki Obata - 2002
2 volumes (édition terminée) - Soleil Manga
2 volumes (édition terminée) - Shogakukan
Sens de lecture japonais - 114x172 mm - 6,95€
Pas de planning
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Sumiré rencontre Daichi pour la première fois à la bibliothèque. Ils ne sont pas dans le même lycée, elle ne le connaît pas mais petit à petit, elle va tomber amoureuse, au fil de leurs rencontres furtives, alors qu'il la regarde à peine. Lui ne pense qu'au hockey tandis que son amie d'enfance Shinobu lui tourne autour, peut-être bien intéressée elle aussi... Sumiré trouvera-t-elle sa place dans le cœur du jeune homme ?

La mélancolie de Sumiré est un manga en deux volumes de Yuuki Obata, dont Soleil Manga nous a déjà fait découvrir C'était nous. Au programme de ce court shôjo, une jeune fille banale - Obata n'aime décidément pas proposer des héroïnes trop affirmées - qui tombe amoureuse au premier regard d'un garçon dont elle ne sait rien. Lui ne la regarde pas vraiment, elle se retrouve toujours à le croiser sans rien oser faire de plus, ne sachant pas comment l'aborder, lui faire comprendre des sentiments qu'elle-même a un peu de mal à s'expliquer.
Il faut dire que le beau mâle, hockeyeur dans l'équipe du lycée, est déjà convoité par son amie d'enfance, même si celle-ci passe de mec en mec sans sembler d'y intéresser plus que ça.

Voilà donc notre habituel triangle amoureux à qui il manque pourtant quelque chose pour vraiment intéresser. Autant on peut facilement comprendre les sentiments, l'hésitation, l'attachement à une émotion délicate mais douloureuse de Sumiré, autant le jeune homme reste un peu trop en retrait pour qu'on s'y attache vraiment et qu'on comprenne ce qu'il ressent. Les émotions ont du mal à passer, notamment à cause d'un dessin très froid et peu expressif, qui plus est manquant de précision vu qu'on a souvent beaucoup de mal à reconnaître les personnages : la fille, là, c'est Sumiré ou Shinobu ? Et ces yeux, là, ils expriment quoi, ils sont vides, on ne lit pas grand chose dedans...
Autant, dans C'était nous, l'histoire s'étalant sur plus d'une dizaine de volumes, la mangaka a donc le temps de laisser ses personnages exprimer silencieusement leurs sentiments à leur rythme, autant là en à peine deux volumes - la dernière histoire du second tome racontant plutôt une tranche de vie de Shinobu avant l'arrivée de Sumiré - tout est beaucoup trop non dit, sous-entendu, par des mimiques assez indéchiffrables et des phrases en suspend pour que la romance puisse réellement s'installer.

De plus, la narration qui posait déjà problème dans les premiers tomes de C'était nous - série débutée après La mélancolie de Sumiré - est trop hasardeuse et pas toujours facile à suivre pour qu'on puisse comprendre le cheminement amoureux de notre trio. Obata veut nous raconter les débuts d'un amour, le développement des sentiments mais le tout reste un peu trop obscur et froid pour vraiment s'y plonger. On finit alors les deux volumes en se demandant quelle histoire Obata voulait vraiment nous raconter...

Droits images et couvertures: © Yuuki Obata 2002 - publié au Japon par Shogakukan Inc., Tokyo



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