Embryon Road par Hajime Yamamura - 1999
7 volumes (édition terminée) - Doki-Doki
7 volumes (édition terminée) - Wani Books
Sens de lecture japonais - 128x180 mm - 6,95€
Pas de planning
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L'humanité semble vouée à disparaître une fois toutes ses réserves d'énergie disparues quand apparaît le sephiroth, nouvelle puissance énergétique rapidement gérée par la compagnie Merkabah, s'appropriant le monopole grâve notamment à sa milice armée, les sheikyners. Au milieu des combats, le jeune Sey Eugene ne cherche lui qu'à retrouver sa mère, scientifique travaillant sur le sephiroth ayant mystérieusement disparue lors d'une mission. Il fait alors la connassance de Holly, une Dowser, un être capable de suivre les flux de sephiroth et donc peut-être une aide précieuse pour retrouver sa mère...

En 2000, alors que le premier volume de Kamunagara - sorti en France chez Doki-Doki - paraissait tout juste au Japon, Hajime Yamamura travaillait alors déjà sur une autre série, Embryon Road, comptant deux tomes pour atteindre le nombre final de sept trois ans plus tard. C'est toujours Doki-Doki qui nous permet de continuer à découvrir ce mangaka.

Le genre de prédilection de Yamamura semble être clairement le manga action-aventures, avec son lot de machines, de combats, de stratégies, de guerres, de manipulations. Embryon Road se déroule ainsi sur Terre, dans quelques années, quand l'humain aura épuisé d'un seul coup toutes les ressources d'énergie de la planète, entraînant alors le déclin de sa civilisation si puissante mais si fragile de par son besoin sans cesse plus important en approvisionnement.
Quant tout espoir semble éteint, on découvre alors une toute nouvelle et mystérieuse énergie, appelée sephiroth, dont quelques humains s'approprient aussitôt le contrôle, entraînant bien évidemment de nouvelles tensions, renforcées par le traitement de plus en plus despotique de la nouvelle entitée reponsable de l'approvisionnement, Merkabah.
Au milieu de ces combats pour le pouvoir, un jeune garçon est pris entre plusieurs feux, cherchant sa mère, devenue sans l'avoir vraiment voulu l'enjeu de toutes les convoitises de par sa connaissance du sephiroth. Divers camps se découvrent alors, chacun avec ses intentions plus ou moins obscures, plus ou moins nobles mais tous n'ont semble-t-il qu'un moyen de se faire entendre : la violence. Une violence sans fin, une soif du sang qui ne semble jamais pouvoir être étanchée tandis que le reste de la planète continue de vivre et d'évoluer, laissant ces idiots d'humains s'entretuer alors que leur survie est des plus incertaines, leur statut d'espèce dominante de plus en plus bancal.
Ainsi, l'humanité semble n'être qu'une goutte d'eau, un moucheron inconscient et agaçant se baladant sur une planète, un univers tellement plus vaste qu'elle. Mais la quête de Sey Eugene n'a finalement que faire du sephiroth et de son secret, le jeune homme ne faisant que chercher sa place, sa réalité, une personne qui ne l'abandonnera pas au milieu des cadavres, un peu d'humanité dans un monde de plus en plus irresponsable et fou, sur une planète de moins en moins faite pour les humains.
Le mangaka ne paraît d'ailleurs pas être un grand optimiste des relations humaines, celles-ci étant semble-t-il toujours vouées à l'échec : Holly qui s'amourache de Sey qui n'a d'yeux que pour sa mère Astarte - entre haine et amour - puis Luciola, aussi vite rencontrée que disparue, sans oublier ce père de substitution qui ne veut pas de lui, la jeune Riel qui s'attache à l'idéaliste Chuono qui lui ne voit que le capitaine Tubalcain, elle-même prête à tout pour gagner un regard du placide Maanang alors qu'il ne court qu'après Astarte... Tous se croisent mais aucun ne répond vraiment au regard de l'autre. Mais si ces relations semblent perdues d'avance, l'humain continue pourtant de tenter sa chance, ne pouvant s'empêcher de chercher chaleur et humanité pour contrebalancer toute la violence de ses congénères.

La base du scénario d'Embryon Road est donc très classique mais son déroulement joue plutôt la carte de l'efficacité, mêlant action intense, course-poursuites et canardages sans temps mort mais sans perdre non plus le lecteur en route. Malgré tous les camps en présence, les manipulations, les stratagèmes, tout reste parfaitement lisible et cohérent, les combats ne prennent pas toute la place et sont plutôt dynamiques. Le mangaka ne fait pas dans la complaisance sanguinolente, suggérant plutôt qu'insistant sur les classiques bains de sang de ces luttes de pouvoir.
Le final est relativement à la hauteur du scénario, là encore sans bouleversement inoubliable mais efficace. Embryon Road s'avère donc une sympathique lecture tout de même pas indispensable, agréable mais sans guère d'innovations, à qui il manque surtout des personnages plus développés et plus attachants. Ceux-ci manquent en effet de charisme, d'épaisseur, d'intensité et ne sont clairement que des supports à l'histoire et non l'inverse. On sait ce qu'on a besoin de savoir sur eux pour les suivre durant leur quête, rien de plus. C'est efficace, direct mais cela manque clairement d'ambition, en restant à la divertissante série B assumée sans prétention.
De quoi tout de même passer un bon moment de lecture bien rythmé, avec des dessins maîtrisés même si assez froids et une narration efficace.

Droits images et couvertures: © Yamamura Hajime 2000 - publié au Japon par Wani Books Ltd.



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