Maison Ikkoku (version deluxe) par Rumiko Takahashi - 1992
10 volumes (édition terminée) - Tonkam
10 volumes (édition terminée) - Shogakukan
Sens de lecture japonais - 150x210 mm - 9,00€
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Yusaku Godaï n'en peut plus. Alors qu'il prépare les examens d'entrée aux universités, le voilà constamment dérangé par ses bruyants voisins de la résidence Ikkoku qui enchaînent fêtes et beuveries dans sa chambre en le traitant de raté. Trop, c'est trop, il va quitter cette pension... jusqu'à l'arrivée du nouveau concierge qui s'avère être une ravissante jeune femme. Kyoko Otonashi est une jeune veuve de 19 ans qui a du mal à se remettre de la disparition de son mari. Finalement, cette résidence Ikkoku n'est pas si mal que ça...

Urusei Yatsura 1 deluxe japonaisMaison Ikkoku est un manga de Rumiko Takahashi en 15 volumes parus chez Shogakukan entre 1983 et 1987. La version que nous propose Tonkam est en fait la version deluxe en 10 volumes sortie également chez Shogakukan en 1992-1993.
Rumiko Takahashi n'est pas une inconnue en France. On lui doit également les 38 volumes de Ranma 1/2 (Glénat), Mermaid Forest (1 seul volume chez Glénat sur les 2 existants au Japon, le second étant Mermaid Scar) et sa toute dernière oeuvre, Inu Yasha, en cours d'édition chez Kana.
C'est une mangaka habituée au succès et ses oeuvres ont toutes eu droit à une adaptation en anime. Maison Ikkoku est ainsi devenu "Juliette je t'aime" lors de sa diffusion au Club Do. On parlera également de "Lamu" dont on a pu suivre les aventures au Club Do mais dont le manga, Urusei Yatsura, reste encore inédit en France. A noter que Maison Ikkoku et Urusei Yatsura sortaient en parallèle au Japon.
Mermaid Forest japonais

J'étais fan du dessin animé voilà quelques années (un des rares dessins animés que je trouvais supportables au Club Do). Je connaissais donc déjà plus ou moins l'histoire et les personnages avant de me lancer dans le manga. Mais bien évidemment, la version papier va beaucoup plus loin dans l'exploration des personnages (et évite les censures inutiles). Commençons la visite de la Maison Ikkoku...

Kyoko dans le volume 1...Au niveau du dessin, le style de Rumiko Takahashi est toujours reconnaissable. Mais on est très loin du côté net, épuré mais surtout, à mon sens, froid et impersonnel de Inu Yasha. Bien sûr, le style des premiers volumes peut étonner, il n'est pas forcément très engageant. Mais le design des personnages va beaucoup évoluer en 10 volumes, il va gagner en finesse et en maturité (tout comme les personnages). Il gardera ce petit quelque chose qui fait de Maison Ikkoku l'oeuvre attachante qu'elle est: la chaleur des traits qui fait rayonner les personnages et les rend presque vivants. On a clairement l'impression que l'auteur aime particulièrement ses personnages et s'implique totalement dans l'histoire, lui donnant par là une personnalité propre, une âme. On remarquera de ce fait que même si Godaï et Mitaka ont plus ou moins le même dessin, pratiquement la même coupe de cheveux, bref tout pour qu'on les confonde, on ne se trompe jamais en les voyant.
La narration, quand à elle, est assez classique, facile à suivre. On remarquera assez souvent des pages sans beaucoup de dialogues mais où tout passe par les regards, les situations, rendant ainsi les scènes beaucoup plus fortes. L'ensemble est rythmé, dynamique.
Kyoko dans le volume 10...

Mais c'est qu'il est content, le Godaï...Continuons la visite en abordant l'histoire. Elle nous semblera très basique: un loser amoureux d'une femme inaccessible, prise dans un triangle amoureux, tout ça dans une pension. Mais n'oublions pas que cette histoire a plus de 20 ans et qu'elle a fatalement servi de modèle à de jeunes mangaka (je soupçonne fortement Ken Akamatsu d'avoir lu et relu Maison Ikkoku avant de se lancer dans Love Hina tant on y retrouve certaines situations, même si elles sont évidemment mises en scène différemment).

Bien sûr, quand on regarde les personnages, ils semblent très classiques. Mais la grande force de Maison Ikkoku est de réussir, sur des bases simples et connues, à les dépasser et à rendre des personnages à priori stéréotypés et prévisibles, humains, complexes, vraisemblables, qui évoluent constamment. Petite présentation:

- Yusaku Godaï: C'est un Ronin, c'est à dire un étudiant qui a raté le concours d'entrée dans les différentes universités de Tokyo une première fois et qui prépare le concours en étudiant libre (et fauché). Il habite dans la chambre numéro 5 de la Maison Ikkoku et ne supporte plus les fêtes interminables que ses voisins, Mme Ichinosé, Melle Akémi et Mr Yotsuya, prennent plaisir à faire dans sa chambre toutes les nuits, à ses frais qui plus est. Bien sûr, dans des conditions d'études aussi désastreuses, aucune chance pour que Godaï réussisse quoi que ce soit. C'est pourquoi il souhaite quitter la pension, jusqu'à bien sûr rencontrer la nouvelle concierge dont il va tomber amoureux dès le premier regard.
Si on devait le décrire, on le dirait: un peu mou et pas toujours très futé, timide, bien trop gentil, sans aucune volonté, indécis, incapable de se faire respecter et de s'imposer. Rajoutons là-dessus qu'il a une poisse monumentale, un esprit plus propice à délirer sur sa jolie concierge qu'à s'occuper de ses études, une grand-mère totalement délirante, lucide et plutôt pot de colle, une impossibilité chronique à dire non et à s'expliquer clairement avant que la situation ne vire au cauchemar pour lui (et au délire des zygomatiques pour nous)...
Vu comme ça, il ne semble pas tellement plus recherché que n'importe quel loser qu'on trouve dans moult shônen manga. Oui mais voilà, il évolue énormément sur les 10 volumes, au fil des événements, des rencontres, des situations. Du jeune étudiant indécis et bonne poire, il va mûrir, grandir et devenir un jeune homme responsable, sûr de ses choix, travailleur, déterminé, plein de volonté à partir du moment où il trouve sa voie, tout en gardant le côté gentil et profondément humain qui le caractérise.

- Kyoko Otonashi née Chigusa: à son arrivée à la pension, c'est une jeune veuve de 19 ans qui a perdu son mari, qu'elle aimait passionnément, 6 mois auparavant. Son rôle de base ? Jeune princesse des rêves de Godaï, inaccessible et mystérieuse. Qu'en est-il réellement ?
Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle a du caractère. Un mauvais caractère qui plus est. Elle se met en colère au quart de tour, saute toujours trop vite aux conclusions, susceptible, emportée, tête de mule, indécise, extrêmement jalouse (manque de confiance en l'autre ? ou manque de confiance en elle ?). On est un peu loin de la jolie princesse potiche et parfaite.
Mais elle est également très lucide, même si elle juge trop vite, elle n'est pas complètement naïve et sait très bien à quoi s'en tenir sur les autres personnages (même si parfois, il faut la mettre devant le fait accompli vu qu'elle a du mal à reconnaître ses torts). Elle n'idéalise personne, à part son défunt mari.
Mais derrière ce caractère entier, emporté, se cache une femme qui craint plus que tout d'aimer à nouveau. La blessure laissée par la disparition de son mari a beaucoup de mal à cicatriser et l'ombre de Sôichirô va planer longtemps sur les rêves d'amour de Godaï et de sa concierge. Elle a peur d'aimer car aimer signifie se donner entier à l'autre et risquer de tout perdre. Peur d'oublier Sôichirô. Peur d'être de nouveau seule.
Un personnage donc terriblement émouvant, humain et attachant que cette Kyoko. Elle nous fait rire par son caractère emporté, ses coups de gueule survoltés et ses bouderies souvent injustifiées, elle nous émeut quand elle livre ses pensées de femme indépendante mais seule, passionnée mais tourmentée, qui craint d'aimer et d'être aimée...

Mais bien sûr, qui dit romance dans un manga dit relation triangulaire et donc rivalité...
- Kozue Nanao: jeune fille candide de l'âge de Godaï qui va vite devenir aux yeux des autres sa petite amie. Même s'ils se sont à peine embrassés en 10 volumes... Aime-t-elle Godaï ou ne voit-elle en lui qu'une épaule à laquelle de se raccrocher, un être aussi indécis qu'elle et qui ne la brusquera donc pas ? L'amour platonique qu'elle lui porte semble être juste le dernier vestige de son coeur d'enfant, pur et innocent voire carrément naïf (à l'inverse de Godaï qui s'interroge beaucoup sur l'idée de faire ÇA avec elle). C'est un personnage que l'auteur prend un malin plaisir à faire apparaître et disparaître à volonté, surtout là pour faire évoluer les deux personnages principaux par les nombreux quiproquos qu'elle provoque sans le vouloir.

- Shun Mitaka: le rival de Godaï aux dents étincelantes. Professeur de tennis quand il voit arriver sa nouvelle élève Kyoko, il va vite commencer à lui faire une cour assidue. En apparence, il est parfait et Godaï ne semble pas faire le poids face à lui: beau, riche, clair dans ses intentions, sûr de lui, plus mûr et déjà installé dans la vie active. Mais en y réfléchissant bien, l'amour qu'il porte à Kyoko est-il si vrai que ça ?
On peut se demander s'il ne voyait pas la jeune femme au début comme une nouvelle conquête à rajouter à son tableau de chasse de tombeur: elle est belle, jeune, réservée, veuve, un peu farouche, un véritable défi pour notre dragueur. Par la suite, elle semble être l'objet d'un concours entre les deux prétendants. Et enfin, Kyoko, jeune veuve sans le sou, sans qualification et sans nom de famille prestigieux, apparaît comme une rébellion de l'enfant gâté qu'est Mitaka qui s'oppose de manière bien immature à sa famille qui souhaiterait plutôt le voir épouser une jeune fille de bonne famille.
Dans son amour pas franchement discret pour Kyoko, Mitaka, au lieu de réellement se montrer tel qu'il est, avec ses défauts et ses qualités, préfère ne présenter qu'une façade lisse et parfaite, sans faille... mais tellement froide et impersonnelle, loin de l'amour maladroit et entier de Godaï. Il est vrai qu'avouer qu'il a une phobie des chiens casse tout de suite l'image du séducteur viril... pour notre plus grand bonheur.

Parlons-en, de l'amour de Godaï. Il tombe amoureux de Kyoko dès la première seconde mais... ce n'était qu'un amour irréel, sans fondement, un fantasme d'ado, un amour sans lendemain, sans avenir, qui ne pouvait rester qu'à sens unique. Cet amour va évoluer en même temps que le jeune homme, devenir plus vrai, plus profond, plus entier, plus mature. Il n'y a qu'en se découvrant lui-même, en apprenant qui il est, en trouvant sa voie, en acceptant d'être lui et seulement lui, que Godaï pourra espérer voir son amour partagé.
Et devinez qui paye ?
Mais Maison Ikkoku, ce n'est pas que Godaï qui aime Kyoko. C'est aussi une petite troupe de personnages un peu désabusés et toujours lucides qui évoluent autour de nos deux indécis.
Yotsuya, le parasite mateur, menteur, opportuniste, au métier mystérieux, Akemi, la délurée qui se balade toujours à moitié nue, Ichinosé, toujours prête pour faire la fête et commère qui déforme toujours tout, son mari qu'on ne verra quasiment jamais, représentant le salaryman type qui passe sa vie à son boulot, partant tôt, revenant tard, Kentaro leur fils, petit gamin futé qui se demande ce qu'il fiche dans cette famille de fous, les parents de Kyoko, la mère qui ne pense qu'à remarier sa fille, son père qui la voit toujours comme une petite fille à protéger de tous les hommes qui pourraient la faire souffrir, etc... Un ensemble de personnages qu'on croise, qu'on suit, qu'on découvre petit à petit, parfois agaçants, parfois émouvants, mais toujours drôle...

Kyoko en mode berserker...Oui, parce que Maison Ikkoku ce n'est pas que de la romance, c'est du burlesque, du comique, de l'absurde à toutes les pages (enfin, surtout sur les premiers volumes, au fil de l'évolution des personnages, le comique se fait moins présent pour laisser place petit à petit à la romance pure, surtout dans les deux derniers volumes). Les dialogues sont percutants, incisifs, les personnages prenant un malin plaisir à mettre pile le doigt sur les travers des autres, n'épargnant personne. Les scènes de folie furieuse, d'action absurde (parfois un rien répétitive) succèdent aux scènes d'émotion, tout ça avec un rythme qui fait qu'on ne s'ennuie jamais. Maison Ikkoku ou l'art de se retrouver dans les pires situations alors que tout semblait si simple...
Le début du manga propose surtout des chapitres assez indépendants les uns des autres, concentrés sur un événement qui fera avancer les choses pour telle ou telle histoire. Petit à petit, on va commencer à s'intéresser un peu plus à la relation mouvementée Kyoko-Godaï, avec les entrées en force de Mitaka et Kozue, mais sans jamais perdre de vue la vie de tous ces personnages.
C'est assez explicite ?On remarquera énormément d'humour et d'auto-dérision de la part de Takahashi, jouant avec des dialogues sirupeux qui finissent inévitablement en queue de poisson (Godaï est un grand rêveur et il a beaucoup trop d'imagination), avec le sourire étincelant de Mitaka qui sera l'objet de nombreux clins d'oeil au fil de la série, avec les personnages qui après n'avoir pas été présents pendant plusieurs chapitres, reviennent d'un coup, déclenchant inévitablement une remarque assassine de quelqu'un genre "ben t'es toujours vivant, toi ?", avec Kyoko qui nous passe le balai ou l'aspirateur à tout heure du jour voire même de la nuit, pour des raisons toutes plus bidons les unes que les autres...
Les situations évoluent constamment, il n'y a jamais de surplace, enchaînant quiproquos qui ne durent heureusement pas, manipulations, bourdes, disputes, problème d'argent, de recherche de boulot dans un Japon bientôt en crise... Tout se fait naturellement, sans forcer, sans exagérer, à un rythme humain et vraisemblable même si parfois totalement farfelu...
On pourrait se dire "10 volumes pour juste parler d'une relation (s'étalant sur 7 ans), c'est long, comment ça peut être vraisemblable ?", c'est vrai, mais il y a tellement de détails, d'évolution constamment, de blessures, de non-dit, de communication maladroite, qu'on ne tourne jamais en rond figé dans une situation. C'est vivant, les relations humaines avec leurs hauts et leurs bas et c'est ce qu'a su parfaitement rendre la mangaka...

Nan, c'est pas la fin du manga, c'est tiré du volume 2...Et la fin me direz-vous ? Pas de spoil, rassurez-vous... Sachez juste que la fin est superbe, émouvante, une vraie fin, une période se termine, une histoire se finit mais la vie continue, aucune frustration car aucun personnage n'est oublié... Evidemment, une fois tournée la dernière page, il est difficile d'accepter de quitter les joyeux pensionnaires de Maison Ikkoku, mais on garde inévitablement un grand sourire sur le visage, avec peut-être une petite larme à l'oeil, ravi d'avoir pu suivre 7 ans dans la vie de ces hommes et de ces femmes, 7 ans de galères, d'erreurs, d'échecs, de réussites, de fausses joies, de bourdes, de maladresses mais surtout, 7 ans d'amour, de tendresse et d'humour...

Maison Ikkoku n'est ni mielleux, ni naïf, ni guimauve. Ici, ce sont des gens qui sont loin d'être parfaits, comme vous et moi, ancrés dans leur quotidien et qui apprennent à vivre ensemble et à trouver leur place. Maison Ikkoku, c'est l'histoire d'un amour qui se construit, qui se bâtit petit à petit, malgré les doutes, les peurs, les problèmes de communication, mis en scène avec pudeur, sensibilité, réalisme et un regard très adulte (mariage, maternité, mort, argent, chômage...). Maison Ikkoku est un manga à découvrir qui fait tour à tour rire et pleurer, à déguster page après page pour découvrir toutes les subtilités et les situations hilarantes dont les volumes sont truffés.

Vous en voulez encore (bande de gourmands :)) ? Alors je ne peux que vous conseiller de jeter un oeil sur ce site qui vous éclairera sur Maison Ikkoku et surtout sur la charmante Kyoko...

Niveau adaptation: du bon comme du moins bon.
Dans le bon, je mettrais le livre en lui-même. Epais (entre 300-350 pages) tout en restant très souple et maniable, papier blanc de très bonne qualité, belle couverture, bref un objet qui donne envie de l'ouvrir et de s'y plonger.
Dans le moins bon, on remarquera parfois un encrage vraiment trop foncé, en tout cas inégal, qui gâche certaines pages.
Mais, plus gênant, on a droit à de belles bourdes d'adaptation et de traduction, en plus de quelques fautes d'orthographe, dont voici les exemples les plus visibles:
- Kentaro qui devient Kintaro dans le volume 4,
- une lettre qui est le point central d'une des histoire qui se retrouve vierge dans le volume 4 (ils ont oublié d'y mettre le texte),
- les multiples erreurs du volume 6 où sur certaines pages (entre autre: 155, 172, 173, 230, 237, 249, 281), les dialogues sont mélangés et ne correspondent pas aux bons interlocuteurs,
- et la jolie bourde concernant la famille de Mitaka, où le jeune homme appelle son oncle "Père"... Pas de bol, dans le volume 9, son vrai père apparaît donc son oncle redevient "Mon oncle". L'explication donnée par Tonkam à la fin du volume 8 ? Ce serait un choix du traducteur qui trouvait plus pertinent que Mitaka appelle son oncle "Père" vu qu'il l'avait élevé. Mais alors, si c'était si pertinent, pourquoi repasser à "Mon oncle" au volume suivant ??? Dire qu'ils avaient fait une erreur (une de plus, une de moins...) m'aurait paru un peu plus judicieux au lieu de sortir une explication qui semble si peu crédible...
Bref, une traduction à revoir (dans son ensemble), pour un manga qui méritait un bien meilleur traitement. Pour 9 euros le volume, on est en droit d'attendre un travail impeccable, ce qui n'a pas été le cas ici.
On regrettera à ce propos qu'il n'aient pas eu l'idée d'inclure un lexique, ou mieux, quelques pages en fin de volume sur le Japon, les différentes coutumes évoquées dans chaque volume, les plats, les costumes, le côté relationnel, les jeux de mots (saviez-vous par exemple que le nom de chaque locataire de la résidence Ikkoku contient un chiffre qui se trouve être le numéro de sa chambre ?), etc... Maison Ikkoku étant profondément ancré dans la réalité japonaise, il y avait énormément à apprendre là-dessus et ça aurait très certainement apporté un gros plus, rendant le propos encore plus intéressant, nous permettant de saisir quelques subtilités qui nous dépassent complètement si on ne connaît pas la culture japonaise. Dommage, dommage...


- un dessin à première vue peu engageant mais qui se revèle au fil des pages touchant et plein de vie
- des personnages à priori basiques mais qui évoluent, mûrissent au fil des volumes, devenant par la même très attachants et humains, totalement ancrés dans le Japon du quotidien
- beaucoup d'humour et de dérision
- de la romance qui se fait de plus en plus présente sans être niaise ou mielleuse
- un livre agréable à prendre en main
- des situations parfois un peu répétitives sans que ça gâche pour autant le plaisir de lecture
- une traduction et adaptation à revoir...

Le manga romantique par excellence où Rumiko Takahashi dépeint avec sensibilité et justesse une relation amoureuse qui se construit petit à petit, dans le Japon des années 80, entre galères, déprimes, disputes, gags et autres maladresses. Dix volumes riches en émotion et en rire pour suivre la jalouse Kyoko et le maladroit Godaï au sein de la résidence Ikkoku...


Nombre de volumes lus: 10 au 15-02-2003
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LILI
10-03-2005
   J'ai eue un VRAI COUP DE COEUR pour ce livre.Personnellemnt j'ai trouver cette conlection géniale et je les ai lu avec un très grand plaisir et entousiasme et contrairement à Miyu je trouve les dessins tres bien fait malgrès le fait qu'ils soit en noir et blanc.
Je conseille à toutes les personnes qui liront mes critiques et qui aime les mangas de LIRE CE LIVRE même si bien sur tout le monde na pas la même opignon sur un sujet.
Bref j'ai adorer la série de livre Maison IKKOKU.

mat
11-08-2004
   Ce manga a été un énorme coup de coeur pourtant au début, je n'avais pas accroché le style de Rumiko Takahashi puis finalement je l'ai trouvé plutôt approprié. L'auteur excelle à raconter les déboires sentimentaux des jeunes adultes japonais des années 80 et nous permet par ce biais de découvrir leur quotidien. Elle a réussit à créer une palette de personnages très attachants qui nous donne l'irrésistible envie de savoir ce qu'il va advenir d'eux dans les tomes suivants. En bref, un seinen génial, un classique.

Shammy
11-05-2003
   Excellente comédie sentimentale. Contrairement à Kentaro de Love Hina ( très inspiré de Maison Ikkoku ), Godai évolue et devient adulte au lieu de se laisser porter par les événements. Sa rivalité avec Mitaka le cynophobe aux dents blanches donne lieu à un duel serré. Kyoko est très mignonne quand elle joue au tennis ! J'aime bien Mme Ichinose le moulin à parole et Mlle Akemi. La vie de la pension est bien rendue, avec les locataires qui passent leur temps à faire la fête dans la chambre du pauvre Godai ( il n'y a pas un salon ? ). Le dessin est simple, rond, il ne change guère du début à la fin, mais même les Clamp n'ont pas dédaigné s'inspiré de ce manga pour Chobits. Format agréable, des pages couleurs, jolies couvertures, impression correcte, papier lisse et épais agréable à manipuler.
En résumé, 10 ( gros ) tomes de pur bonheur et de rigolade

Key
21-02-2003
   Comme notre chère webmistress, il est temps pour moi de faire la mise à jour de ma critique, qui date de plus d'un an déjà...

Maison Ikkoku est LE meilleur manga dans la catégorie "comédie romantique", un peu comme les films de Meg Ryan, quoi ! :-D Mais en bien mieux, bien sûr ! Pourquoi ? Tout simplement parce que c'est dans sa catégorie le plus drôle et le plus touchant ! Celui où les personnages sont les plus attachants, les plus sympathiques et le seul dont j'ai regretté la séparation, une fois la série finie !

Car Rumiko Takahashi (son auteur) nous a offert là son meilleur manga, selon moi ! Tout le talent scénaristique de Takahashi est ici à son summum : les quiproquos, les malentendus sont tellement bien menés qu'on y croit même pour les plus invraisemblables ! Et en matière de quiproquos, on peut facilement dire qu'elle a quasiment tout inventé (cf. certains gags de Love Hina, par exemple). Les moments de tension (notamment au plus fort de la jalousie de Kyoko) sont également magnifiques ! Tout ceci est également dû au talent extraordinaire de Takahashi pour la mise en scène : les dernières pages des chapitres sont de véritables bijoux de drôlerie ou d'émotion ! Elle a un sens du découpage et de mise en page assez incroyable ! Je pourrais vous donner des dizaines et des dizaines d'exemples ! Mais le mieux, c'est encore de voir sur pièce !

Comme vous l'avez compris, Maison Ikkoku est une oeuvre majeure de Rumiko Takahashi, mais surtout une oeuvre majeure tout court ! Surtout ne vous arrêtez pas aux dessins ou aux a priori que vous auriez à cause de l'infâme "Juliette, je t'aime" qui ne rend pas honneur à l'oeuvre originale !



Titi
06-01-2003
   J'aimais déjà bien le dessin animé quand j'étais petit mais là, c'est vraiment le top!!
C'est vrai que les dessins ne sont pas très jolis (quoi qu'ils vont en s'améliorant je trouve) mais c'est tellement agréable à lire (si on enlève les erreurs de tonkam..). En plus, les persos n'ont pas l'esprit aussi pur et bien tourné que dans le dessin animé et c'est très drôle!
Bref, je ne vais pas épiloguer trop longtemps, moi j'adore, c'est un de mes mangas préféré!

Miyu
11-08-2002
   Le dessin dans Maison Ikoku n'est pas des + esthétiques, mais la mise en scène qui sert très bien l'humour, est si savoureuse, qu'on se moque bien que le dessin ne soit pas de Hojo ou de Clamp.
De plus, au bout de 3 volumes, il s'arrange progressivement et les personnages sont un peu + plus proches de ceux du dessin animé.
En outre, les personnages sont très intéressants: Kyoko et son sale caractère et sa jalousie, pas si parfaite que ça, comme héroine badée par le héros; les pensionnaires déjanctés, désagréables à souhait, mais avec une part de réalisme: qui n a pas connu dans son entourage des gens envahissants, profiteurs, parasites, ou de vrais commères?
Takahashi fait en effet ressortir avec son humour les détails et les défauts des gens dans leur vie quotidienne:
Godai l'étudiant qui a du mal à se motiver et qui consacre + ses pensées et son énergie à kyoko qu'à ses études, les parents obsédés de "caser" à nouveau leur fille. Et elle brosse des portraits surprenants et cocasses: Mitaka, jeune homme de bonne famille, dont l'image de parfait séducteur est cassée par sa phobie des chiens, et la grand-mère bcp plus futée que son petit-fils!
Bref, un pêtit univers modeste et très imparfait, mais c'est pour ces imperfection si drolement amenées qu'on l'adore!
Et puis il touche un univers + adulte que les habituelles comédies romantiques proposées en France: ici on parle mariage, problème d'argent et de logement, chomage, relations parents/enfants (autant chez les enfants en bas age comme chez les Ichinosé, que Kyoko adulte et ses parents)...
Un manga qui perd jamais de son intéret, tant au niveau des situations que des personnages, et qui m a déjà fait pleurer de rire!


Yohko kurama
23-07-2002
   Franchement,j'ai été décu par le manga Maison ikkoku.La série tv est 1000 fois mieux déssinée donc je mettrais les coeurs pour la série tv

Herbv
14-07-2002
   Mon manga préféré.

Pourquoi ?

Parceque je suis fan de Rumiko Takahashi et qu'elle nous à fait ici un manga original (il a été fait il y a bientôt 20 ans) bourré de tendresse et d'humour. C'est tellement différent de la production habituelle des mangas.

Un seul bémol avec la traduction française qui n'est pas une réussite. Vivement que Tonkam nous fasse une réédition avec une traduction refaite comme ils le proposent pour d'autres oeuvres qu'ils ont publiées assez massacrées.

masog
06-07-2002
Bon à la base, c'est la meilleure bd de tous les temps. Ne discutez pas c'est comme ça. En de temps où nos cieux boycottaient Rumiko Takahashi pour des raisons de "trop japonais, on comprend pas les réferences" j'étais obligé de me soumettre à la version Américaine publiée par VIZ qui était hors de prix. Aujourd'hui je peux enfin les voir chez nous avec une vraie distribution et un vrai impact. mais quelle ne fut pas ma surprise de voir que la bd avait été traduite en "pas français", cousue de fautes et avec la plupart des gags tombant à plat grace à un texte neuneu.
c'est horrible, je suis trop déçu car ce qui aurait pu montrer au public que le manga ne fait pas que des histoires de samouraïls et de robots avec des collègiennes sexy, devient une bd passe partout qui ne tient que la force intrinsèque de son histoire (ce n'est pas si mal).
Vous le savez, les lecteurs passent pour des mogols qui ne savent pas lire et ce n'est pas avec des traductions pareilles que ça risque de changer.
Enfin je lis ma version amerloque et je me fends bien la pipe.

Karaoké-Bincentsu
19-07-2001
Maison ikkoku.... Ce nom resonee ds mes oreilles tels les bruit de pas ds un hangar vide....bon j'arrete mes conneries! Maison ikkoku est pour un aboutissement terme de Manga de comedie romantique! tout y est genial(mis part les dessins qui sont eux seulement moyen)!! Bon achtez ce manga il est trop bien les gars je plaisante pas!!lol

Key
25-01-2002
Maison Ikkoku ou l'art de compliquer une situation lorsque tout paraît très simple. C'est presqu'une marque de fabrique de Rumiko Takahashi : comment faire en sorte de mettre un maximum de bâtons dans les roues du pauvre Godaï/Hugo ? Le pauvre n'y peut rien, il est amoureux, et Kyoko/Juliette est si belle. Mais le destin (et accessoirement, la mangaka) ne l'entend pas de cette oreille; interviennent alors toute une foule de personnages qui font tout pour pourrir la vie à Godaï : chiens, grand-mère, voisins parasite, élèves, prof de tennis, strip-teaseuses etc... Mais le pire reste la jalousie maladive de Kyoko.
Maison Ikkoku est décidément un manga bien sympathique, très très drôle, un brin répétitif, mais jamais gavant. Les personnages sont extraordinaires (perso, j'ai un faible pour Kyoko et le prof de tennis qui sort du manga de façon euh...inattendue ?). Rumiko Takahashi a décidément un sens de l'humour et de la mise en scène incroyables. Et en bonus, on n'a pas à subir la voix stridente de la doubleuse de Juliette. Bref un bon manga.

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