Peace Maker par Nanae Chrono - 1999
5 volumes (édition terminée) - Kami
6 volumes (édition terminée) - Square-Enix
Sens de lecture japonais - 128x180 mm - 6,95€
Pas de planning
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En 1864, le jeune Tetsunosuké Ichimura, 15 ans, veut rentrer dans les rangs du Shinsengumi, pour venger la mort de ses parents, assassinés par des partisans de l'Empereur. Hélas, sa petite taille et son air gamin ne lui font gagner que les railleries des samouraï qu'il rencontre, le rendant fou de colère malgré son grand frère qui tente de le calmer. Par un hasard du destin, il gagne néanmoins le droit de combattre Sôji Okita, un des célèbres guerriers du Shinsengumi. Une victoire lui permettrait de toucher au but...

Peace Maker est un manga de Nanae Chrono d'abord paru chez Square-Enix en une version six volumes entre 1999 et 2001 avant que la mangaka rejoigne l'éditeur Mag Garden où sa série sera rééditée en 2005 avec de nouvelles couvertures en une version comptant cinq tomes. C'est cette version que Kami nous propose.
Depuis, la mangaka a lancé la suite de sa série, sous le titre Peace Maker Kurogane (toujours chez Mag Garden pour le Japon et chez Kami pour la version française), une série qu'elle semble pourtant avoir quelque peu abandonnée depuis 2005.

Situons le contexte de l'histoire. Japon, 1864. L'Empereur n'a plus de pouvoir depuis près de sept siècles. Voilà d'ailleurs 260 ans que le pays est gouverné par le clan Tokugawa, Ieyasu Tokugawa s'étant proclamé Shôgun en 1603. Le Japon est depuis fermé au reste du monde, jusqu'à l'arrivée de l'Américain Perry en baie d'Edo (Tokyo) en 1853, demandant de manière très explicite l'ouverture de négociations afin que les étrangers puissent aborder le pays.
S'opposent alors deux camps : d'un côté le bakufu, le gouvernement des Tokugawa dont le Shinsengumi est une branche armée (créée en 1863), de l'autre différents fiefs de samouraïs, voulant voir revenir l'Empereur au pouvoir et ne souhaitant pas du tout laisser les autres pays mettre la main sur le Japon, ce qu'ils pensent que le Bakufu finira par négocier. Après de violents affrontements, tout se terminera vers 1868, année du début de l'ère Meiji, du nom de l'Empereur reprenant officiellement le pouvoir suite à la chute du shôgunat Tokugawa.

Nanae Chrono immerge donc son histoire en plein coeur d'une période troublée et agitée. Là où Nobuhiro Watsuki nous faisait entrer dans le camp des partisans de l'Empereur avec Kenshin, la mangaka nous présente elle le côté Shinsengumi mais en prenant évidemment beaucoup de liberté. Nos fiers samouraï sanguinaires sont bien souvent représentés en grands potaches bagarreurs et un peu poseurs même s'il leur arrive de temps à autre de dégainer leur sabre et de couper quelques têtes des méchants rônin de l'autre camp.
Bien évidemment, le héros est un grand gentil qui veut devenir fort (le leitmotiv de bon nombre de mangas...) par esprit de vengeance mais il promet de toute façon que même s'il doit sortir son sabre, il ne tuera jamais avec. Entrer dans le Shinsengumi, où le but n'est pas vraiment d'apprendre le tricot et les mots croisés, était-elle alors vraiment une bonne idée ?

Notre joyeux héros est le cas typique de la grande gueule surexcitée passant son temps à foncer dans le tas sans réfléchir ce qui le rend rapidement plus agaçant qu'attachant, avec son habituelle complainte de "je veux retrouver le méchant qui a dézingué mes parents"... Ainsi, tous les personnages, très nombreux et qu'on a beaucoup de mal à situer et différencier, restent assez superficiels et simplistes, sommairement développés sans guère de subtilité.
Il ne se passe pas grand chose dans les quatre premiers volumes et tout se déchaîne dans le cinquième où un gros combat s'engage, dégageant alors les mêmes maladresses que dans les quelques combats déjà présents dans les tomes précédents. Il ne suffit en effet pas de remplir ses pages de lignes de vitesse pour donner du rythme et du dynamisme à une scène d'action si derrière ça, le cadrage du plan est mal choisi. Les combats apparaissent fouillis et vite illisibles, on finit donc par feuilleter les passages d'action. Le reste du temps est partagé entre blablatages et humour bateau avec des personnages qui n'évoluent jamais vraiment.

Rajoutons là dessus des soucis d'adaptation. Les dialogues des deux premiers volumes, traduits par GB One, semblent peu clairs et naturels, rendant la lecture pas toujours très fluide ou très compréhensible. Les volumes suivants changent d'ailleurs de traducteur. Ce n'est également plus GB One qui lettre les deux derniers volumes : la police de dialogue change et les onomatopées, parfois un peu énormes dans les trois premiers volumes, n'ont plus rien à voir. On croirait voir les onomatopées hyper moches des Panini Manga, illisibles et traduites à grand coup de Rumble et autres Rattle... Pour l'homogénéité de l'adaptation du titre, on repassera...

Droits images et couvertures: © Nanae Chrono 2005 - publié au Japon par Mag Garden Corporation, Tokyo



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skizyk
01-12-2007
   Je n'ai lu que deux tomes mais j'éprouve a peu près le même avis. Rien a voir avc Kenshin qui pourtant traite de la même période...

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